ALOIS A GAVARNIE, PAR CAMILLE MAROT

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Depuis quelques temps un bruit court dans les Pyrénées… Gavarnie serait en condition ?! Incroyable, ce n’est pas tous les jours il faut aller voir ça !

On apprend que 2 copains, Charles et Sylvain ont aussi un projet au 3ième étage. L’idée de faire une collective là-haut est trop tentante, alors on y va !

Faire « Aloïs »depuis le bas du cirque est, avec Max, une voie qui nous motive depuis longtemps. Visible depuis la vallée, c’est sûrement une des lignes les plus connues et les plus attirantes du 3ième étage.

On arrive de jour au pied du cirque et il y a déjà du monde (entre Espagnols et Français, tout le monde s’est passé le mot !) On avance tranquillement en cheminant pour trouver un maximum de glace. On grimpe finalement 3 longueurs dans « Zuloaga » et on rejoint « Aqua ça sert » plus à droite pour sortir du 1er étage.

De là une longue pente de neige nous attend pour rejoindre le pied du 2ième étage que l’on grimpe sur la gauche par « Mitologico ». C’est vraiment bien fourni en glace, on se régale !

Nous voilà au pied du mur d’Aloïs et quel mur! Il est encore plus beau et plus impressionnant de près. On rejoint les copains qui nous ont trouvé un bivouac de luxe sur une plateforme de neige, juste au pied des voies. Y a plus qu’à profiter, un apéro entre copain au pied du troisième étage de Gavarnie ça n’a pas de prix !

Le lendemain au réveil, pas mal de frontale s’approche du cirque par le refuge des Sarradets mais elles iront en dessous.

On a le 3ième étage pour nous aujourd’hui, génial ! Pour Charles et Sylvain, le programme c’est « Aliento del Diablo », une voie de mixte et glace qui remonte une dépression à gauche d’Aloïs.

Max attaque par une petite longueur de glace qui nous amène au pied des 2 longueurs de rocher en libre/artif. La première, dans un rocher moyen, traverse puis remonte un dièdre. Ça se prête bien à grimper et c’est quand même plus sympa que de tirer sur des friends !

Max se lance dans la 2ième longueur, où il lui faudra faire un pas sur crochet et mettre un piton pour passer.

Ni une ni deux on remet les crampons et c’est parti pour 3 grandes longueurs de glace bien raides et bien gazeuses. L’ambiance est énorme et on arrive en haut en ayant mal aux bras (c’est qu’elle est dure la glace dans les Pyrénées !)

Décidément à Gavarnie on est jamais déçu, on rentre heureux et fatigués ! Vivement la prochaine fois !

 

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