EL GIGANTE, CHIHUAHUA, MEXIQUE PAR AURELIE DIDILLON

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Logical progression, El Gigante, Mexique - Avril 2016 -  Aurélie DIDILLON, Seb Ratel
 
Il n’était pas très facile de trouver la destination de notre prochain voyage car mes critères sont assez exigeants. J’expliquais à Seb , qu’il nous fallait, un pays un peu exotique où même sans l’aspect escalade nous vivrions déjà une aventure, des conditions météo clémentes et stables, pas trop de fissures, de la belle escalade soutenue et des grandes voies style big wall. Ces paramètres ont convergé vers notre nouvelle destination El Gigante au Mexique !
 
Rien que le nom Chihuahua de l’état et de sa capitale, laisse paraitre une forme d’exotisme...
Cela a commencé par la première journée, où nous avons traversé cette belle ville de Chihuhua, en long, en large, à pied (avec ampoule et coup de soleil), en bus puis en taxi.
 
Nous étions comme dans un grand jeu de piste questionnant toute personne (le gérant de la salle d’escalade, le taxi qui téléphonait à ses amis, les ferrailleurs du coin et les passants), pour savoir où nous pourrions trouver une bouteille de gaz pour notre réchaud !
En fin d’après midi comme par miracle nous avons trouvé. Le vendeur du magasin outdoor nous parlait de plomberie, et je ne sais comment, Seb qui ne parle pas vraiment espagnol, a compris qu’il nous disait de prendre une recharge de chalumeau. Il avait raison ça marchait !
 
Quelques jours plus tard, arrivés à notre petit village de Basaseachi, nous voilà plongés dans un second jeu de piste.
Impossible de joindre Valentin, l’unique personne qui peut nous emmener au pied d’El Gigante. Notre gentil hôte, a téléphoné à plusieurs personnes, puis nous sommes partis au petit village de Cajuchi pour tenter de trouver Raphael, le frère de Valentin qui apparemment habite dans une maison bleue. Ce dernier nous informa que valentin n’était pas dans le coin, mais qu’il allait sûrement bientôt rentrer. Belle surprise quand Raphael est venu frapper quelques jours plus tard à notre petite cabane, nous informant que le lendemain nous partions avec Valentin pour El Gigante...
 
L’approche de la paroi géante se montra aussi quelque peu originale.La matinée a commencé par une belle partie de rodéo 4x4, puis la descente en courant d’une vallée et d’un canyon, Valentin le petit bolide me portant mon sac. Et au bout d’une heure de course/marche nous arrivons au pied du géant ! Valentin qui à l’air heureux, nous fait la remarque que c’est bien on marche vite (nous nous sentions quand même un peu forcés !).
 
Maintenant la vraie aventure peu commencer, même si en fait, c’est plutôt la déroulante qui commence. A l’inverse des jours précédents, tout se déroule à merveille.
 
Des conditions météo clémentes et stables :
 
Nous avions du mal à croire Raphael, quand il nous disait qu’il ferait plus chaud à El Gigante, et il avait totalement raison. « La côte d’azur en paroi », il faisait très doux, le soir nous restions en sweat à cause des moustiques et la nuit dans nos bons duvets nous avions un peu trop chaud. C’était super agréable de ne jamais se soucier du froid. Le mur restait à l’ombre jusqu’à 16h, nous nous levions tôt et grimpions jusqu’à 17h dans de superbes conditions.
 
Pas trop de fissures, de la belle escalade soutenue :
 
Une seule longueur suit une longue fissure, mais elle est magnifique ! Même si les premières longueurs de la voies semblent trouver pas mal de végétation, la grimpe est super jolie et bien soutenue même dans les 6b+,6c.
 
 
Mis à part les premières longueurs, toute la voie est soutenue dans le 7, et cela de manière assez homogène et c’est super !
Nous trouvions très ludique d’avaler les longueurs, toujours d’un style différent, demandant de la concentration. A peine le temps de se remettre d’une bataille que c’est reparti pour une autre.
 
 
Grandes voies style big wall :
En bivouaquant une nuit au pied et deux nuits dans la paroi, nous avons pris notre temps. Cela nous a permis de jouer le jeu de l’enchainement, car nous avons pu réessayer certaines longueurs. Cette stratégie aura permis à Seb de tout enchainer, et ça s’en sera fallu de peu pour ma part.
 
Les bivouacs étaient fort agréables et c’est avec bonheur que sous les étoiles nous surplombions ces magnifiques canyons.
 
  
 
 
« Subiendo el arcoiris » :
 
Après « El Gigante » et une petite semaine vacances, nous sommes curieux d’aller voir cette voie, un peu dans la configuration du Verdon, où une multitude de touristes se retrouve penché sur la barrière en son sommet.
 
 
En réalité à Basaseachi les touristes viennent habituellement pour la cascade de 400m, mais à coté de cette dernière se trouve une grande voie. Grace à une pub à la télé nous avons compris qu’Acroiris signifie arc en ciel. « Subiendo el Arcroiris » prend donc tout son sens, avec une escalade magique au cœur de l’arc en ciel crée par la cascade.
 
La grimpe y était très belle, variée et un petit peu plus soutenue qu’à « El Gigante ». Nous n’aurions peut être pas traversé l’atlantique seulement pour cette voie, mais couplée avec « El Gigante », ça vaut vraiment le coup.
 
 
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