Le Postiche, vallée de Freissinières par Léo Billon

Janvier brico !

 

L’idée de tirer sur des piolets dans un profil moindre que la verticale, est l’une des choses qui répugnent Max.

C’est comme ça qu’il en vient à échafauder des plans et ressort ses plus obscurs projets, pour arriver à nous détourner avec Benjamin, de nos envies de terrain accueillant en-dessous de la verticale (terrain que l’on affectionne pour notre part !).

On se retrouve donc tous les trois au terminus de la vallée de Freissinières pour se jeter dans un repoussant pan de falaise, amplement au-delà de la verticale, coiffé du Postiche convoité.

Les talents de ver de terre de Benjamin seront mis à profit pour se débattre dans le départ de cette grosse miette que les précurseurs de cette activité dans la vallée nous ont abandonnée.

Après nous avoir démontré toutes ses capacités gymniques, certainement tirées de son passif de spéléologue, Benjamin nous dépose au pied du fameux mur déversant.

Max s’élance dans son élément avec toute la bonne volonté qu’il lui reste, pour découvrir et perfectionner ses talents de bricoleur, les pieds et la corde de liaison pendant dans le vide !

Vide qu’il aura la chance d’éprouver, pour mon plus grand bonheur visuel !

Bien sûr, vu le peu d’expérience que nous avons dans le BTP, trois journées seront au total nécessaires pour arriver finalement à prendre pied sur cette perruque glacée qui coiffe ce dévers.

Au sommet, je manquerais de peu d’expérimenter le « base jump sans parachute » comme diraient d’autres. Je m’aperçus, pas assez tôt mais pas trop tard non plus, bien heureusement, que le nœud de chaise qui me liait à ma longe se faisait la malle,

Le drame évité, on signe la fin de chantier.

 

L’ambiance humaine et géographique furent, une fois de plus, belles et bien au rendez-vous. Tout comme l’apport en réflexions sur les techniques et les stratégies à adopter.

 

Cela a aussi permis d’éclairer nos lanternes pour nous apercevoir de l’engament de ces lignes spittées, qui donnent une fausse impression de sécurité et l’illusion de pourvoir battre en retraire à tout moment, alors qu’en réalité la redescente dans la voie est quasiment impossible après R4. Ça pourrait donc pousser les cordées à s’engager sur la glace sommitale suspendue, alors que les conditions ne sont pas bonnes.

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