STAGE DANS LES DOLOS AVEC LE GEAN PAR CAMILLE MAROT

Pour notre deuxième stage avec le GEAN, c’est direction les Dolomites. Et cet immense massif historique mérite bien le détour.

Grâce à une météo clémente et une équipe sur motivée nous avons pu réaliser de belles voies tout au long de cette semaine et goûter à tous les styles de grimpe.

Car de la dolomie en château de cartes des Tre Cime au calcaire plus que compact de la Marmolada il y en a pour tous les goûts justement.

On commence la semaine par lesTre Cime. Avec Nathalie, Marion et Mathieu nous grimpons « L’éperon  Scaitolli », à la Cima Ouest. Une voie soutenue dans le 6b avec une longueur en 7b hyper aérienne.

Belle ambiance !

(photo de gauche : Mathieu dans le 7b gazeux!)

En milieu de semaine, un beau créneau météo se dessine. Ni une ni deux, nous voilà partis en direction de la Marmolada. La montée au refuge nous met déjà dans le bain. On se sent tout petit en longeant cette immense et imposante paroi de calcaire. Pour Antonin, Damien, Thibaud, Mathieu, Antoine et moi l’objectif est la fameuse voie « A travers le poisson ».

J’étais déjà venue au pied de cette face, l’été dernier avec Aurélie et Léo pour tenter justement cette voie. Mais des travaux sur le téléphérique au-dessus nous ont forcés à faire demi-tour sous des jets , de pierres dès les premières longueurs. Cette fois ci, on est sur motivé rien ne va nous arrêter. On arrive tout excités au pied de la voie, à tel point qu’une cordée de slovènes craque en nous voyant et fait demi-tour. Première victoire !!

Tout se déroule bien et en quelques heures nous voilà au pied de la longueur du dièdre évasé (7b). Depuis le temps qu’on en parlait de cette longueur, maintenant on y est et c’est moi qui m’y colle ! On la devine depuis le bas, mais une fois qu’on est dedans elle est encore plus impressionnante.

Damien me passe les crochets, je les prends en espérant très fort ne pas avoir à m’en servir. Rien que d’y penser j’ai peur, plutôt serrer les prises que me pendre sur un crochet en pleine dalle. Et c’est d’ailleurs ce qui se passe, tout le monde y va de sa méthode pour passer en libre ce passage fin et technique. Je crois qu’on n’a jamais poussé aussi fort sur les pieds !

(photo de droite : Camille dans la longueur du dièdre évasé)

Une petite pause dans la niche du Poisson pour souffler, se remettre de nos émotions et on repart. Une succession de longueurs raides, à trous, qui cheminent de façon irréelle dans un mur ultra compact nous attendent.

En levant la tête on se demande où sont les prises et pourtant il y a juste ce qu’il faut pour passer (mention spéciale pour le 7a en sortant de la niche) C’est incroyable !

La deuxième longueur dure (7b+) se fait aussi en libre avec un passage bien bloc sur la fin, mais protégeable.

Nous débouchons sur la vire intermédiaire vers 17h et nous attaquons la descente en rappel. C’est un peu frustrant de ne pas sortir au sommet, mais c’était la stratégie choisie dès le départ.

Etre en groupe demande parfois des concessions mais apporte aussi beaucoup d’énergie et de force.
L’esprit d’équipe, la bonne ambiance et l’émulation apportés par tous à largement contribuer à la réussite de cette voie.

(photo : le 7b après la niche et ses trous)

Après une journée de repos bien mérité pour savourer cette belle voie, on retrouve le reste du groupe. Parti dans « Les temps modernes », ils ont fait un bivouac de fortune sur la vire intermédiaire.

Et pour finir ce stage en beauté, nous retournons au Tre Cime, faire la «  Brandler-Hasse » à la Cima Grande.Une belle voie quelque peu victime de sa célébrité et de sa sur fréquentation.

Encore une belle semaine, qui a permis à l’équipe de se rassembler et de se projeter dans les futurs projets.

Nous avons appris à nous connaitre et à former des cordées qui fonctionnent. Ça promet pour la suite!

(photo de droite : Camille dans la Brandler Hasse)

(photo ci dessous : au sommet de la Cima Ovest)

 

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