SUR LA ROUTE DE L'OUEST, PAR ARTHUR GUINET

Petit trip de la fin aout en direction du pays Basque, avec Agathe. Sur la route, une première escale à St Guilhem le Désert, un joli petit village de l’arrière pays Montpelliérain, malheureusement un peu victime de son succès d’où un parking quelque peu onéreux…
L’idée était d’aller faire un tour à la « baume ventée », un petit secteur plein nord, qui recèle quelques beautés calcaires. Après une vingtaine de minutes de marche dans la chaleur du sud, nous arrivâmes à la baume, finalement pas si ventée que ça…mais bon c’est sec, on est à l’ombre, et c’est déjà pas mal !
Pour Agathe ce sera quelques jolies longueurs entre 6b+ et 7a+, sur du beau cailloux bien à doigt...Pour ma part j’avais dans le collimateur « Souvenirs du pic », une des classiques en 8c du coin, dont j’entend les louanges depuis plusieurs années.
Eh bien je ne fût pas déçu : une première section physique sur colos en dévers, un bon repos, suivit d’un mur légèrement déversant sur arquées. Hummm miam miam 

Après cette première mise en bouche nous reprîmes la route : Toulouse, Biarritz, San Sebastian, nous voilà dans le Pays Basque espagnol.

 

Une petite pause à San Sebastian (Donostia pour les intimes), histoire de glaner 2-3 infos sur les bouts de cailloux des environs dans un shop du centre ville.

Ensuite, nous continuâmes à longer la cote : Zarautz, Zumaia histoire d’essayer le surf. Et pour finir un petit tour à Bilbao avec son musée Guggenheim, avant de plonger dans les terres basques.

Changement de décors : de l’herbe verte et grasse, des vergers remplis de fruits, des brebis en pagaille et malgré les apparences des autochtones accueillants !

Après avoir ressorti nos vieux magazines d’escalade (de l’époque ou nous étions encore des adolescents pré-pubères avec la tête clafie de boutons d’acné), effectué 2-3 salutations au soleil, nous nous engouffrâmes, loin de la lumière, dans la mystérieuse grotte de Baltzola.

Cette dernière, connue pour avoir été, il y a quelques millénaires, le refuge de nos ancêtres, fût médiatisée au début de notre millénaire pour les prouesses d’un grimpeur venu tout droit du soleil levant, qui effectua le premier 8c à vue de l’histoire de l’escalade, dans une voie répondant au doux nom de « White Zombie »

C’était donc une tournée des classiques qui nous attendait en terre basque. Enfin presque…Car pour Agathe qui n’avait quasiment jamais touché de colonnettes de sa vie, ce fût un peu le « Baptême du feu », mais elle y prit rapidement goût ! (photo de droite : Ambiance « Dark »pour Agathe dans Intxaursalta 7a)

La grotte propose des lignes souvent un peu bricolées (vestiges des années 90 /2000), mais néanmoins l’escalade y est exotique et intéressante.
Au final nous fûmes agréablement surpris ! (photo de droite : Petit coup de cœur pour « Nuska » 8c, une ligne continue qui remonte toute la partie centrale de la grotte)

Après cette première étape, direction un autre lieu légendaire : Onate, sur la commune d’Araotz, qui propose différents secteurs aux expositions multiples.

Nous retiendrons principalement le secteur Koréa, qui est un peu « la balme de Yenne » basque. Exception faite de la route nationale qui passe au pied, ce qui n’est pas pour nous déplaire ! On y retrouve certes un pied de voie poussiéreux, mais surtout une bande de locaux fidèles, et de grandes envolées sur des murs à réglettes(partie gauche) et à colonnettes (partie droite). Rajoutez-y une poignée de vautours dans le ciel et vous y êtes !

Photo de gauche : Agathe s’offre « Archicad por vuestras Vidas », un 7b magnifique en mur ! Avant d’aller jouer sur les belles colos déversantes de la partie droite.

Falaise phare des années 2000, on retrouve évidement quelques traces de sika et de dérapages de perfos à certains endroits, mais l’escalade y est vraiment ludique !

Le thermique est présent quasiment tous les après midi, vous êtes donc au frais et à moins d’une heure de l’océan. What else ?

D’un point de vue pratique, dans le pays basque, on retrouve des points d’eau dans quasiment tous les villages, et mis à par sur la cote ou c’est un peu plus délicat, le squat en camion ne pause pas de réel problèmes.

La suite des aventures en péninsule Ibérique peut être cet hiver à Etxauri où l’été prochain dans les Asturies…

 

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