CAÇADORS D'ESTELS À LA PENA DE SIN PAR ROMAIN WAGNER

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PENA DE SIN - Caçadors d'estels - 1000 m - Pyrénées - France

Histoire de changer un peu avec Bruno, on avait bien envie de découvrir un nouvel endroit. Bien que connu depuis de nombreuses années, nous n'avions pas encore eu l'opportunité d'aller grimper à la Pena de Sin. Ces derniers temps, des mouvements suspects sur la toile pointaient fortement dans cette direction !


Une voie d'Albert Salavdo avait attiré notre attention. Des photos alléchantes, des cotations pil poil et une certaine habitude de n'avoir fait que de superbes voies ouvertes par Albert ont été une aide précieuse à la décision...

Première spécificité de cette paroi, l'approche est vraiment minimaliste (30 mn), ce qui est assez rare pour des parois de cette envergure...


Deuxième, a priori, pour l'instant et malgré la présence importante de vautours de toutes sortes, la cohabitation se fait bien et il n'y a pas d'interdiction de grimper... Le gouvernement d'Aragon a même mis en place une aire de nourrissage (concept qu'il faudra un jour qu'un spécialiste m'explique...). En tout les cas, ça pue comme jamais et c'est assez choquant visuellement...

Suite à une soirée et un début de nuit pluvieux, on décide pour une fois de ne pas attaquer trop tôt car le bas de la face bien gris risque d'être humide.


J'attaque L1 dans un dièdre parfait qui sera pour moi une des plus esthétique longueur de la voie.


Le diedre parfait en 7a de L1

Il ne fait vraiment pas chaud, les doigts sont gourds et j'avance pas à pas dans ce dièdre technique. Bruno fait même péter la veste Alpinism light !

Bruno repart dans une longueur de 6c assez expo et qui demande de la détermination.


Bruno dans un des 6c median


Encore deux autres longueur en 6c et le soleil vient enfin nous réchauffer.

Le rocher est extrêmement abrasif et sculpté. Il n'offre pas toujours la possibilité de protections naturelles et chaque spit se gagne !

La longueur du dessus se déroule sur des colos incroyables ! Malheureusement, certaines prises sont mouillées... Je doit vraiment m'arracher pour me sortir de ce mauvais pas, mais ça passe !


Un bon genoux qui permet de lacher les mains avant d'attaquer la section humide...


Depuis le début de la journée, on s’aperçoit que globalement, toutes les longueurs nous coûtent et on est pas au bout de nos peines !


Je repars dans la longueur suivante qui propose un début très technique dans un mur en crépi difficilement déchiffrable...
Un peu plus haut, un spit, selon moi pas très bien placé, me créer un tirage de fou (oui, je sais, la critique est aisé et l'art difficile... Surtout quand on se retrouve à grimper avec une corde à simple pour cause d'oubli !).

Malgré mes efforts pour le réduire au maximum, arrivé quelques mètres sous le relais je ne peu plus bouger et doit redescendre !

Bruno me fait une fois de plus rêver avec son mental de guerrier dans L8 qui propose une section vraiment très obligatoire !
On arrive enfin au pied du grand dièdre final... Il est déjà bien tard et on commence vraiment à être cassé !


L 10 superbe

Heureusement, la longueur suivante est bien plus facile et se déroule sur une rape à gruyère géante !

Le soleil se couche et quand je rejoins Bruno, il fait nuit...La fatigue accumulée et la perspective d'une descente en rappels complexe nous fait renoncer à la dernière longueur...


Effectivement, la descente va s'avérer longue et assez stressante avec pal mal de rappels deversants et déviés.

En tous les cas, une voie à ne pas prendre à la légère et la découverte d'une autre belle paroi où on a déjà hâte de revenir !

Romain WAGNER

TEAM SIMOND

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